Imagine Invention Le forum de fanfictions

AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­CalendrierCalendrier  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­ConnexionConnexion  
Nouveaux desing mis en place!
© Toutes les fanfictions mise en ligne sont la propriété seule de l'utilisateur (ou de la sources de celui ci), prévenez le si vous utiliser ses fanfictions ou sa gallery (mettez un liens SVP) Merci! ©
Partager  | 
 

 Une personne de trop (terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 11:59

Cette fanfiction n'est pas de moi elle provient de ce forum : http://celinevirginie.leforum.tv/

Virginie se trouvait au salon du bâtiment à Paris. Cela ne l’enchantait guère mais une chef de chantier digne de ce nom se devait de se tenir informée des dernières tendances en ce qui concerne les matériaux, l’architecture et etc…
Elle avait prit le temps de visiter les différents stands et s’apprêtait donc à s’en aller mais son regard fut attiré par un grand panneau présentant un nouveau type d’isolation qui se disait « contre tout intempérie ». La fille Mirbeau eut beau tourner sa tête dans tous les sens, elle ne comprenait rien aux plans qui se dessinaient devant elle. Alors elle recula de quelques pas, pour prendre un autre point de vue mais se bouscula à quelqu’un qui se trouvait derrière elle.

-Oh excusez-moi mad…

Virginie n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’elle s’arrêta. Elle l’avait reconnue.

-Cé… Céline ?
-Virginie ?

Aussi surprise l’une que l’autre, elles restèrent ainsi à se regarder quelques secondes sans rien dire.

-Ca… ca fait longtemps… dit enfin la brune pour casser le blanc.
-Oui… Ca fait longtemps, confirma Céline. Trois ans plus ou moins…
-Oui…

Les deux femmes étaient visiblement très mal à l’aise. Virginie, les mains en poches, fixait le sol tandis que Céline ne tenait pas en place et n’arrêtait pas de gigoter.

-Sinon… Qu’est-ce que tu fais ici… à Paris ? osa Virginie.
-Et bien comme toi… Je m’informe, dit-elle en souriant. Enfin, sauf que moi j’ai du me coltiner des heures de train pour venir… Et toi ? Tu… tu habites toujours à la capitale ?
-Oui.

Nouveau blanc.

Céline était belle, vraiment très belle se dit Virginie.
Cela faisait trois ans que Céline et elle avaient rompu. Et pourtant elles s’aimaient, ça il n’y avait aucun doute la dessus. Mais tout s’était passé très vite et même Virginie aujourd’hui ne comprenait pas pourquoi, Céline ne partageait plus sa vie.

-Tu… tu as fini de faire le tour ? demanda la brune.
-Euh… oui. Je pense qu’on rentrer à Marseille maintenant…
-« On » ? Tu es venue avec Vincent ?
-Non je…

Soudain, un homme arriva derrière Céline et posa sa main sur son épaule.

-Alors ? On y va ? demanda-t-il.

Voyant que Céline était avec Virginie, le grand brun, en parfait gentleman, tendit la main au chef de chantier.

-Bonjour, Aurélien Deschamps.
-Virginie Mirbeau, répondit la jeune femme en lui serrant la main. Je… enfin j’étais une des chef de chantier de Phénicie.
-Ah ! Et bien vous faites partie de la famille alors ! dit-il en souriant. Je travaille aussi pour Phénicie.
-Ah… lâcha Virginie. Elle semblait presque soulagée.

Remarquant cela, Céline embraya de suite.

-En fait… Aurélien est notre avocat et il est également… mon époux.

-En fait… Aurélien est notre avocat et il est également… mon époux.

Céline avait dit ça d’un ton neutre, sans un air de joie ni de tristesse. Elle gardait son regard posé sur Virginie pour voir sa réaction. Mais aucune expression ne se dessina sur le visage de la brune, excepté un léger entrebâillement de la bouche pour marquer son étonnement. Pourtant, le corps de Virginie, lui, réagissait : son cœur subit une légère accélération cardiaque, son estomac se noua, le sang lui montait à la tête… Une réaction face au stress.

-Oui, ça fait deux mois et cinq jours, dit Aurélien le sourire aux lèvres.

Ensuite, il fit un geste anodin mais qui chamboula Virginie. Il passa son bras autour des épaules de sa femme et lui posa un baiser sur la joue.
Virginie, n’avait jamais eu à assister à ce genre de scène. Quand elle avait rencontré Céline, elle était célibataire. Et quand elle était partie pour Paris, Céline était célibataire. Alors la voir dans les bras de quelqu’un d’autre, c’était un choc.

-Oh et bien… Fé… félicitation, dit Virginie d’un air fébrile.

Elle posa ensuite son regard vers Céline qui semblait visiblement ennuyée puis s’attarda sur les alliances du couple qui lui rappelait une fois de plus sa bêtise d’avoir quitté la femme de sa vie trois ans plus tôt.

-Merci, répondit Céline.
-Bon alors on y va ? demanda Aurélien en se tournant vers la blonde. On peut peut-être attraper le train de 20h.
-Euh… oui, oui. Surtout que c’est le dernier. Et je préfère dormir à la maison plutôt qu’à l’hôtel ici.

Voir Céline parler d’un « à la maison » avec cet homme et la voir lui prendre la main c’était comme surréaliste pour Virginie. Elle les observait sans rien dire.

-Bon et bien… salut ! dit Céline en faisait un signe de main. J’ai été contente de te revoir, dit-elle avec un léger sourire.
-Euh… oui, salut…

Aurélien fit un signe de tête à Virginie puis partit avec la fille Frémont en la prenant par la taille.

Virginie ne pouvait rien faire d’autre que de regarder les jeunes mariés s’en aller. Elle ne les lâcha pas des yeux avant qu’ils n’aient atteint la sortie. Elle attendait quelque chose.
Soudain, ce qu’elle attendait arriva : Céline se retourna une dernière fois pour la regarder.


Rentrée chez elle, dans son petit studio, Virginie était à la fois triste et en colère. Elle ne savait pas exactement contre qui ou quoi mais ce qui était sûr, c’était que jamais elle n’avait ressenti ce qu’elle avait éprouvé au moment où Céline était partie dans les bras de cet homme.

« « Salut ! » c’est tout ce qu’elle a trouvé à me dire en partant ! » s’énerva Virginie. Elle balança son sac à main à l’autre bout de la pièce et prit son téléphone de l’autre main pour appeler quelqu’un.

-Allo ?
-T’étais au courant ?!
-Virginie c’est toi ?
-T’étais au courant et tu ne m’as rien dit n’est-ce pas ? cria-t-elle contre le combiné.
-Mais Virginie ! Calme-toi ! De quoi tu parles ? demanda Fernand.
-A ton avis ?!
- …

Fernand laissa un blanc avant de répondre.

-Oui Roland m’en avait parlé...
-Je le savais ! dit-elle en frappant du pied.
-Mais en quoi ça t’intéresse ?
-Comment ça « en quoi ça m’intéresse ? » ?? Mais t’es débile ou quoi ?
-Excuse-moi mais aux dernières nouvelles, Céline et toi êtes séparées depuis bientôt 3 ans maintenant…
-Je…

Virginie ne savait plus quoi dire, mais elle était tellement en rogne qu’elle ne put s’empêcher de trouver des reproches à faire à son père.

-C’est pas une raison !
-Virginie ! C’était ta décision ! A toi d’en assumer les conséquences maintenant ! Mais qu’est-ce que tu croyais ? Que tu pouvais partir comme ça et que quand l’envie t’en prendrait, tu reviendrais et que, elle, elle t’aurait attendue pendant toutes ces années ?
Maintenant tu te calmes et quand c’est fait tu me rappelles pour t’excuser !

Sur ce, le père raccrocha.

« Il a raison. Tout ça c’est de ma faute » se dit Virginie. Elle posa le combiné et se laissa tomber à terre en larmes.
Elle s’était plaint du fait que Céline l’ait quitté sur un simple « salut » mais c’était une fleur par rapport aux dernières paroles que Virginie lui avait dites il y’a de cela bientôt trois ans.
« C’est fini » voilà ce qu’elle lui avait dit la dernière qu’elle s’était vues, où plutôt « parlé » car tout cela s’était fait au téléphone, la grande classe ! Depuis, il n’y avait pas un jour où la fille Mirbeau regrettait ses dires.

Elle était restée au sol depuis plusieurs maintenant quand son portable sonna.

-Allo ?
-Allo Virginie ? C’est moi.
-Oh merde Emilie… Je suis désolée j’ai oublié…
-C’est ce que je me suis dit en ne te voyant pas arriver… Bon je t’attends, dépêche-toi ! On peut peut-être avoir la séance suivante…
-Ecoute, je ne saurais pas venir…
-Comment ça ?
-On m’a proposé un chantier à Marseille, je pars demain matin.
-Quoi ? Et tu comptais m’en parler ?
-Ben c’est ce que je suis en train de faire… non ?

Virginie entendit un soupir à l’autre bout du téléphone puis plus rien, Emilie avait raccroché. Décidément, Virginie n’était pas douée pour les conversations téléphoniques.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:02

Céline était dans le train pour rentrer à Marseille, le regard perdu dans les paysages qui défilaient devant elle. Elle pensait à Virginie, chose qu’elle avait faite chaque jour durant toute l’année qui avait suivie leur rupture.
Depuis, cela ne lui était plus vraiment arrivé depuis qu’elle était tombée sous le charme d’Aurélien, c’est à dire plus ou moins deux ans. Bien sûr, il lui arrivait de repenser à elle de temps à autre, mais ce n’était plus pareil. Elle repensait à Virginie comme une simple ex et pas comme la femme de sa vie qu’elle avait perdu sans comprendre pourquoi.
Mais la revoir aujourd’hui et lui parler, rappelait toutes sortes de souvenirs, le meilleur mais surtout le pire… Comme la dernière fois qu’elle avait vu Virginie avant leur rupture.


Trois ans plus tôt.

Appartement de Céline et Virginie.

Virginie était une fille indépendante. Ca tout le monde le savait. Alors vivre avec une Frémont, n’était pas de tout repos. Au début, elle prenait sur elle, mais il y’avait un moment où tout devait éclater.

Cela faisait maintenant plus d’une demi-heure que les deux jeunes femmes se hurlaient dessus tout en marchant dans l’appartement. Comme si la marche pouvait calmer leurs nerfs.

-Mais enfin ! Tu ne comprends pas que je supporte plus d’être entretenue comme ça !
-Mais Virginie ! Je ne t’entretiens pas ! On vit ensemble c’est tout !
-Oui ! Dans TON appartement !
-Mais alors qu’est-ce que tu veux que je fasse ?! Que je te demande un loyer ?! Enfin sois raisonnable !
-Non… C’est toi qui dois l’être ! Si j’étais pas avec toi, ou-est-ce que je serais à ton avis ? Hein ? Dans un studio minable ! Au lieu de ça je me retrouve dans ton luxueux appartement, où tu paies la bouffe, les charges, les sorties et tout le tralala ! Si ça, c’est pas être entretenue !
-Alors tu veux quoi ? Que je revende mon appart pour qu’on vive toutes les deux dans un studio minable, c’est ça ?!
-(Virginie lui jeta un regard glacial)
-C’est toi qui a parlé de « studio minable » en première, pas moi ! se défenda Céline.
-Et bien non, on ne va pas vivre toutes les deux dans un petit studio, mais JE vais vivre dans un studio minable !
-Mais qu’est-ce que tu racontes ? demanda Céline paniquée.

Virginie ne répondit pas et rentra directement dans la chambre en laissant la porte ouverte ce qui fait que la blonde put voir sa compagne faisant ses valises.

-Mais qu’est-ce que tu fais ?! demanda Céline toujours énervée en la suivant dans la chambre.
-Ca ne se voit pas ? dit la brune en continuant son sac.
-Me prends pas pour une conne ! dit la blonde en la retournant violement par l’épaule pour qu’elles soient face à face.
-Je vais me chercher un appart… ou plutôt un « studio minable » et comme ça on ne se disputera plus à propos de ça, ok ?

Puis la fille Mirbeau se retourna et continua à mettre des vêtements dans son sac.

-Mais Virginie c’est complètement stupide ! Ce n’est même pas un sujet de dispute, c’est toi qui en fais toute une histoire ! Tout serait tellement plus simple si tu acceptais ce fait là !

Virginie s’apprêtait à sortir de la chambre mais Céline lui bloqua le passage.

-Mais dis-moi au moins ou-est-ce que tu vas !
-D’abord chez mon père et là je commencerai à faire des recherches pour un appart.

Virginie voulu passer la porte mais Céline la retint.

-Mais non enfin ! Laisse-moi au moins te payer la chambre d’hôtel pour cette nuit.

Virginie lâcha un profond soupir puis sortit de la chambre en repoussant Céline qui lui bloquait le passage.

-(secouant la tête) Tu vois, tu… tu veux toujours tout contrôler ! La bouffe, l’appart, les sorties… et même quand je te parle de me prendre en main toute seule tu me proposes de payer mon hôtel !
- …
-Est-ce que je peux contrôler ma propre vie ? Hein ? Laisse-moi un peu respirer !
-Mais Virginie… dit Céline d’un air suppliant.
-Ecoute Céline, je t’aime. Et je sais que si je reste ici, dans cette situation, y’a un moment donné où ça va clasher entre nous deux… Et c’est pas ça que je veux.
-Alors tu me quittes parce que tu m’aimes, c’est ça ? dit la fille Frémont les larmes aux yeux.
-Mais enfin Céline… Je ne te quitte pas… (s’approchant et prenant le visage de Céline entre les mains) Jamais je te quitterai, t’entends ?

La brune lui posa un léger baiser sur les lèvres puis s’en alla ouvrir la porte de l’appartement.

-Je t’appelle dès que j’arrive chez mon père, dit-elle avant de refermer derrière elle.



C’est ainsi que Céline l’avait laissée partir. Si elle avait su que c’était la dernière qu’elle verrait Virginie, elle aurait certainement réagit autrement.


-Oh oh ? Ca va ?
-Hein quoi ?
-Vous m’avez l’air bien pensive Madame Deschamps… dit Aurélien. Serait-ce le choix du mode d’isolation pour le bâtiment Colin qui vous tracasse tant ? demanda-t-il le sourire au coin.

Céline lui sourit puis se blottit dans ses bras.

-Oh t’es bête… Non, je pensais à un truc… Mais rien d’important.


Le lendemain matin.

Chantier ou pas, Virginie était de retour à Marseille. Elle ne savait pas ce qu’elle allait faire, où même si il y’avait quelque chose à faire mais tout ce qu’elle savait c’est qu’elle devait revoir Céline.
Vers 10h du matin, elle arriva enfin devant le pas de la porte de la maison familiale. La dernière fois qu’elle était venue chez son père, c’était…


Trois ans plus tôt.

Après sa dispute avec Céline, Virginie avait remplit son sac de quelques vêtements et roula en scooter jusqu’à la maison de son père.
La fille Mirbeau venait à peine de s’installer chez son paternel qu’elle reçut un texto de sa compagne.

« Je suis désolé pour tout à l’heure. Rappelle-moi… comme tu me l’as promis ;-) Je t’aime. »

Virginie sourit à la lecture du message et ne perdit pas une seconde pour appeler sa petite-amie.
La sonnerie venait à peine de retentir que Céline répondit directement, elle l’attendait.

-Ah ben c’est pas trop tôt ! fit la blonde faussement outrée.
-(rires) Arrête… Je viens à peine d’arriver.
- …
-Ecoute Céline… Je suis désolée pour tout à l’heure, j’ai réagis un peu violement.
-Mais non c’est rien…
-Mais si c’est grave… Je me suis énervée parce que je vis une petite bourgeoise… dit-elle en plaisantant. Je devrais être contente en fait !
-(rires) Bon quand est-ce que tu reviens ? Tu me manques déjà…
-Quoi ?! Mais enfin Céline… Tu m’écoutes quand je te parle ? Je t’ai dit que je voulais avoir mon propre appart !
-Non mais t’étais pas sérieuse quand même…
-Mais bien sûr que si…
-Bon Virginie… J’ai pas envie de jouer à ça, ok ?
-Mais c’est pas possible ou quoi ! s’énerva Virginie.
-Mais enfin Virginie… Qu’est-ce qui se passe ? On s’aime… pourquoi on ne vivrait pas ensemble ?
-Mais… de quoi on a parlé pendant une heure tout à l’heure ?!
-Virg…
-Bon tu sais quoi ? On fait un break là, ok ? Car moi j’en ai assez ! Je peux plus vivre tranquille avec toi !
-Co… comment ça « un break » ?
-Laisse-moi un peu respirer… Je dois prendre un peu mes distances… Y’a que comme ça que je pourrais avoir ma propre indépendance vu que tu ne me la laisse pas !

Sur ce, Virginie raccrocha et composa un autre numéro.

-Allo Monsieur Colin ? … Bonjour ici Virginie Mirbeau à l’appareil… Oui… Oui… Et bien c’est justement pour ça que je vous appelle, j’accepte d’être votre chef de chantier à Paris.



Virginie frappa à la porte. Quelques secondes après, son père lui ouvrit la porte.

-Virginie ? Quelle surprise ! Mais qu’est-ce que tu fais ici ? demanda Fernand en l’embrassant.
-Je suis venue m’excuser pour hier. J’ai vraiment réagi comme une conne.
-Oh c’est pas grave… Allez entre !

Le père et la fille s’installèrent dans le salon.

-Alors ça va ?
-Oui, oui.
-T’as faim ? Tu veux manger quelque chose ? dit-il en se levant.
-Non, non papa, laisse. J’ai pas faim.
-D’accord.
- …
-Virginie… Ne me dis pas que tu as fait tout ce trajet rien que pour me demander pardon pour la veille ?
-Quoi ? J’ai pas le droit de rendre visite à mon père ? dit-elle avec un léger sourire.
-Virginie… Je sais très bien que tu n’es pas là que pour moi…
-Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.
-Virginie… Il est trop tard maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:04

Bar du Mistral.

Virginie arriva au bar et s’accouda sur le comptoir pour voir Thomas qui s’afférait dans les armoires du bas.

-Je pourrais avoir un café SVP ?
-Oui, oui ! (Thomas se releva) Virginie ! Et ben ça alors ! Comment tu vas ? demanda-t-il en la prenant dans ses bras.
-Bien merci, et toi ?
-Super… Et bien, ça fait un bail…
-En effet…

Cela faisait trois ans que Virginie n’avait plus parlé avec Thomas. En fait, quand elle était partie pour Paris, elle n’avait gardé contact avec personne du Mistral, excepté son père évidement. Alors bien que nos deux amis étaient ravis de se revoir, il y’avait un certain malaise entre eux…
Ainsi, après quelques discussions banales, le serveur du Mistral, se jeta dans le vif du sujet.

-Virginie, pourquoi t’as coupé les ponts avec nous tous ?
-Thomas… dit-elle en baissant les yeux.
-Peut être que toi et Céline c’était fini mais… ce n’est pas une raison pour oublier tous tes amis !
-C’est pas si simple que ça tu sais…
-Si c’est simple ! Tu prends ton téléphone et tu composes un numéro… Ou alors y’a les courriels !
-Je… Je ne pense pas que j’aurais pu… C’est même la première fois en trois ans que je reviens à Marseille voir mon père tu sais… A chaque fois que je pense au Mistral ça me rappelle…
-Céline ?
-Qui d’autre ?
-(soupir) T’es arrivée depuis quand ?
-Ce matin.
-Ah… Et est-ce que tu… enfin…
-Je sais que Céline est mariée… si c’est ce que tu veux savoir.
-Ah. Et comment tu le prends ?
-Je suis contente pour elle.
-Oui, oui… fit Thomas pas du tout convaincu. Oh tiens, en parlant du loup.

Face au signe de tête du serveur, Virginie pivota de son tabouret et fit face à Céline qui se stoppa net à l’entrée du bar en la voyant.


3 ans plus tôt.

Le lendemain de sa violente dispute avec Virginie, les deux jeunes femmes n’avaient pas passé la nuit ensemble et Céline se sentait mal, vraiment mal. Evidement, comme dans tous les couples, il y’avait des hauts et des bas. Mais cette fois, c’était différent, Virginie semblait vraiment décidée à vivre seule alors que Céline elle, ne supportait déjà pas de passer une nuit sans elle.
Mais si c’était vraiment le désir de la brune, alors Céline la laisserait. Elle l’aimait plus que tout et aurait été prête à tout pour qu’elle soit heureuse. Alors si elle ne voulait pas encore vivre avec elle, elle attendrait.

C’est ainsi que la fille Frémont arriva devant la maison familiale des Mirbeau avec un bouquet de fleurs à la main pour s’excuser.

DING ! DONG !

-Qui c’est ? cria Fernand à travers la porte.
-C’est Céline !



-Bonjour Céline, dit Fernand en lui faisant la bise.
-Bonjour Monsieur Mirbeau.

Céline attendit que le père aille de lui-même appeler sa fille, mais voyant qu’il ne réagissait pas, elle se décida à lui forcer la main.

-Hum… Je pourrais voir Virginie SVP ?
-Mais… Vous… Vous n’êtes pas au courant ? s’étonna-t-il.
-Au courant de quoi ?
-Et bien Virginie est partie hier après-midi pour Paris !

Rien qu’à l’entente de cette phrase, le cœur de Céline se serra.

-Quoi ? Mais enfin je…

Céline baissa les yeux et se trouva ridicule. Elle était venue avec un bouquet de fleurs à la main pour s’excuser et Virginie était partie sans prévenir. Oui, la même Virginie avait qui elle partageait un an de relation.

-Euh c’est pour le travail ! tenta de la rassurer Fernand. C’est un chantier de deux mois seulement… Elle va vite revenir, ne vous inquiétez pas.

Céline releva la tête, les yeux embués de larmes et s’en alla en jetant le bouquet à terre.


Face au signe de tête du serveur, Virginie pivota de son tabouret et fit face à Céline qui se stoppa net à l’entrée du bar en la voyant.


Céline s’était arrêté à l’entré du café en voyant son ex, elle avait un peu de mal à y croire. Voir Virginie au Mistral, c’était quelque chose à laquelle elle ne s’y attendait plus depuis longtemps.
Après la seconde de surprise, la blonde s’avança de quelques pas, lents vers la brune, et resta à assez bonne distance, comme si elle avait peur de trop s’approcher.

-Virginie… Mais qu’est-ce que tu fais ici ?
-Je… Je suis venue voir mon père.
-Ah…
- …

Céline ne poussa pas la conversation plus loin et alla directement s’assoir à une table. Ce geste anodin blessa un peu Virginie, mais bref, elle l’avait mérité se disait-elle.
Après quelques hésitations, Virginie la rejoignit pour s’installer en face d’elle.

-Euh… Céline je…

Virginie n’avait même pas eu le temps de terminer sa phrase que son portable sonna.

-(soupir) Excuse-moi, dit la brune en répondant au téléphone.

-Allo ? … Ah Emilie c’est toi … Ecoute, euh… je peux pas te parler pour l’instant … Non, non, c’est pas le moment … Calme-toi voyons … … Pff… Bon ben, prends le comme tu veux, termina Virginie en raccrochant.

-Tu as quelqu’un dans ta vie ? demanda Céline avec un léger sourire au coin.
-Euh… oui. Enfin, plus maintenant, dit la brune en montrant son portable.

Comprenant que Virginie venait de rompre au téléphone, Céline n’hésita pas à jeter une pique.

-Ah c’est vrai… Je suis quand même bien placée pour savoir que Virginie Mirbeau a l’art de rompre tout en délicatesse…


FLASH-BACK, trois ans plus tôt.

Après avoir appris par Fernand que Virginie était partie sans même la prévenir, Céline était complètement désemparée. Elle ne comprenait pas comment la femme avec qui elle avait partagé tant de chose ait pu lui faire une chose pareille.
Mais après les doutes et la tristesse, c’est la colère qui l’avait envahie.


Virginie était à Paris, le portable à l'oreille.

-Bon Virginie, tu veux ton indépendance, ok ! Mais ne pars pas, pas comme ça ! Sans me donner de tes nouvelles ou autres... Je suis qui moi ?? On sort ensemble depuis un an je te signale ! J'ai quand même le droit de savoir où tu es et ce que tu fais !

Céline était visiblement très en colère, elle n'arrêtait pas de hurler. Ce qui agaça Virginie au plus haut point.

-Céline, calme-toi !
-Que je me calme ?! Non mais… Tu te rends compte de ce que tu me fais ?! J’arrive chez ton père ce matin et il m’apprend que t’es partie pour Paris ! Comment voulais-tu que je réagisse autrement ?! Tu comptais me tenir au courant ?
-Je t'avais demandé de me laisser de l'espace, de me laisser respirer... Tu m'as appelé toute la journée sur mon portable ! J'ai quasi plus de batterie !
-Quoi ?! Non mais... je rêve ou tu as réellement dit ce que je viens d'entendre ?! J'ai droit à un minimum d'explications, non ?! Je suis ta compagne oui ou non ?!
-Oui mais...
-Oui mais quoi ?! cria Céline. Si tu veux me quitter, fais-le ! Mais ne joue pas à ce jeu ! Pas avec moi !
-(Virginie lâcha un profond soupir)
-Virginie ! Tu ne peux pas être en couple avec quelqu’un et vouloir être seule quand bon te semble ! Faut choisir ! Si tu veux continuer comme ça toute seule dans ton coin, alors dis-le que c’est fini, et comme ce sera fait ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu me fais subir en ce moment ! Tu…
-(Virginie la coupa) Ok, alors c'est fini.

Virginie avait dit cela d’un calme presque effrayant. Et ça, Céline ne s’y attendait pas du tout. Même si elle l’avait « proposé », elle ne le pensait pas. Pourtant, Virginie, elle, elle l’avait fait, elle avait osé.
Il y eut un blanc de quelques secondes, qui parurent durer une éternité pour Virginie, puis Céline raccrocha sans dire un mot.

C’est ainsi que se passa leur dernière conversation jusqu’à ce qu’elles se revoient trois ans plus tard au salon du bâtiment.


Voyant bien que Céline faisait allusion à leur propre rupture, Virginie était mal à l’aise.

-Oui et bien en fait… c’est de ça dont je voulais te parler…
-Quoi ?! Tu veux qu’on parle de notre rupture ?! dit Céline légèrement énervée.
-Je… je voudrais m’excuser… dit la brune en baissant les yeux.
-T’excuser de quoi ?
-De la façon peu élégante dont je t’ai…
-Larguée ? Jetée ? Plaquée ? Ou tu préfères peut être le mot « quittée » ? Après un an de relation, oui tu peux être désolée ! Mais c’est un peu tard pour ça…
-Ecoute Céline je…
-Bon tu me laisses ? Mon mari va arriver d’une minute à l’autre, dit la blonde en tapotant la table, visiblement nerveuse.
-Céline…
-Oh c’est pas vrai ! dit-elle en frappant la table.

Céline se releva violement et quitta le bar sans demander son reste.
C’en était trop pour elle. Quand elle avait revue Virginie au salon du bâtiment à Paris pour la première fois en trois ans, elle s’était rappelé tous les bons souvenirs, la relation d’un an qu’elles avaient vécue ensemble et puis sa fin brutale.
Mais avec ce que venait de dire Virginie, sa tristesse avait laissé place à la colère.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:07

Bar du Mistral

Céline venait de sortir en rage du café et Virginie s’était réinstallée au comptoir pour parler avec Thomas.

-Ecoute tu serais revenue y’a deux ans je t’aurais dit de foncer ! Mais là… Elle est mariée avec Aurélien maintenant, et c’est vraiment quelqu’un de bien, je t’assure ! Il l’aime et elle l’aime !
-T’es là pour quoi Thomas ? Me remonter le moral ? Merci !
-Virginie, je suis ton ami… Je suis là pour te parler franchement ! Ca fait trois ans Virginie ! Trois ans ! Je suis désolé de te dire ça mais la vie a continué sans toi ! Qu’est-ce que t’aurais voulu ? Qu’elle reste à t’attendre pendant tout ce temps ? Pas une visite, pas un coup de fil ! A quoi tu t’attendais Virginie ? Hein ?
-(soupir)
-Quand t’es partie, Céline était anéantie ! Et le mot est faible ! Ca a duré plus d’un an… Jusqu’à ce qu’elle rencontre Aurélien. Et c’est un de mes amis maintenant, alors désolé de te dire ça, mais je pense que tu reviens un peu tard.

-Bonjour !

C’était Aurélien qui arrivait au café.

-Salut Aurélien ! dit Thomas en lui serrant la main.

Le fait que son rival et Thomas soient visiblement bons amis agaça la brune.

-Oh bonjour, dit l’avocat en voyant Virginie. Melle… ?
-Mirbeau ! termina-t-elle en lui serrant sa main tendue.
-Désolé, je n’ai jamais été doué pour retenir les prénoms. (s’adressant à Thomas) Céline n’est pas encore là ?
-Elle vient de partir.
-Ah bon ? On a du mal se comprendre alors…

L’avocat s’apprêtait à s’en aller quand il remarqua le casque que Virginie tenait en main.…

-Ah, vous roulez également en scooter ?
-Oui, pourquoi vous aussi ?
-Oui mais Céline n’est pas vraiment fan, dit-il le sourire aux lèvres.
-Ah ça j’en sais quelque chose…
-(regard étonné d’Aurélien)
-Euh… en fait, on était plutôt… bonnes copines à l’époque et… Céline est une angoissée chronique comme vous le savez !
-Oui c’est vrai… Mais c’est bizarre qu’elle ne m’ait jamais parlé de vous…
-Ben… c’est qu’on ne l’était pas tant que ça alors…
-Mais vous n’avez qu’à venir ce soir à la maison !
-Pardon ?
-Oui, on pend la crémaillère pour notre nouvelle maison. Chaque semaine on invite des amis, la semaine passée c’était Thomas et Nicolas… Je suis sûre que ça fera plaisir à Céline.
-Euh… je ne crois pas…

-En plus Céline ne doit pas être préparée, tu la connais elle commande toujours le nombre exact de plats chez le traiteur ! intervient Thomas.
-Oui, c’est vrai ça ! rajouta Virgine.
-Oui mais mon amie Aline s’est décommandé alors autant que vous preniez son assiette, insista l’avocat
- …
-Allez svp… fit Aurélien en souriant. Il y’aura également Richard, Luna et Guillaume.
-Bon ben… si vous insistez… céda la brune.
-Super ! Tu lui passeras notre adresse Thomas ?
-Euh oui, oui.

Aurélien partit et Thomas jeta un regard noir à Virginie.

-Que voulais-tu que je dise ?
-Pff…
-Euh… Sinon Luna et Guillaume se sont remis ensemble ? demanda la chef de chantier comme pour changer de sujet.
-Ils sont mariés !
-Carrément !
-Mm.
-Et c’est qui ce Richard ?
-Richard Fernet, un homme d’affaire.
-QUOI ? Ce Richard Fernet ?!
-Tu le connais ?
-De nom seulement, c’est un mec que Frémont voulait présenter à Céline quand on était encore ensemble…
-Ah ah… rigola Thomas.
-Ne me dis pas que le mari de Céline et ce Richard sont amis ?!
-Non. C’est maintenant l’un des meilleurs amis de Céline ! annonça Thomas le sourire au coin.
-Et ben… Il s’en est passé des choses en mon absence…



Maison de Céline et Aurélien

Après avoir quitté le bar du Mistral, Céline était directement rentrée chez elle. « Comment pense-t-elle pouvoir s’excuser pour une chose pareille ! » pesta la blonde.

Elle fit les cent pas dans son salon pour tenter de se calmer, elle avait la rage. Puis elle envoya un texto à son époux en prétextant préférer déjeuner à la maison.


« Préfère manger à la maison aujourd’hui, je t’attends ! »

« Ok, j’arrive tout de suite. Prépare une bouteille de bon vin… ;-) »


Sous la demande de son mari, Céline alla chercher un grand cru, s’en servi un verre, puis s’installa dans un fauteuil pour l’attendre sagement.


FLASH-BACK, CELINE

« Ok, alors c’est fini. »

Céline raccrocha lentement le combiné. Elle resta debout, quelques secondes, la main encore sur le téléphone posé, le regard dans le vide. Elle n’osait pas croire ce qu’elle venait d’entendre : Virginie venait de rompre avec elle. Jamais, au grand jamais, elle n’aurait imaginé ce jour arriver, elles avaient une relation tellement passionnée, elles s’aimaient tellement que jamais Céline n’aurait pu penser se retrouver sans la femme de sa vie.
Même si elles ne pouvaient pas se marier, Virginie lui répétait sans cesse qu’elle ne finirait jamais de l’aimer, et hier encore elle lui disait « Jamais je ne te quitterai ». Pourtant, aujourd’hui c’était fait.
Sans même pouvoir se contrôler, des larmes commencèrent à couler sur le visage de la blonde qui s’effondra au sol en pleurs.


Vingt minutes plus tard, Aurélien arriva.

-Rebonjour Madame Deschamps, dit-il en lui donnant un baiser.
-Rebonjour Monsieur Deschamps !

Aurélien s’installa sur le canapé, face à sa femme et attendit qu’elle lui serve l’apéro.

-Au fait, tu as rappelé le traiteur pour décommander un plat ?
-Ce ne sera pas nécessaire, j’ai invité quelqu’un d’autre.
-Ah bon ? Qui ça ?
-Ton amie Virginie.

Céline renversa du vin à coté du verre qu’elle était en train de remplir puis s’empressa de tamponner la tache pour ne pas abimer la table basse à 899 euros.

-Pardon ?
-Oui, d’après ce que j’ai compris vous étiez bonnes copines…
-Qui t’as dit ça ?
-Elle-même.
-Tu… tu lui as parlé ? demanda-t-elle inquiète.
-Oui, je l’ai vue après que tu m’ais fait faux bond pour le déjeuner.
-Et qu’est-ce qu’elle t’a dit ?
-Ben que vous étiez plutôt bonnes amies à l’époque… alors je me suis dit pourquoi ne pas l’inviter.
-Oui… Enfin, t’aurais quand même pu me demander mon avis avant !
-Ben… excuse-moi, mais je l’ai crue quand elle a dit que vous étiez copines… Ce n’était pas le cas ?
-Euh… si, si.
-Ben alors, ou est le problème ?
- …
-Vous vous êtes disputées ?
-Hum… Non, non, dit la blonde en tendant un verre vers Aurélien.
-En plus, je pense que comme ça on fera d’une pierre deux coups.
-Comment ça ?
-Je pense qu’elle irait bien avec Richard, dit-il le sourire au coin.

Là, c’en était trop, et Céline manqua de s’étouffer avec son verre.

Virginie n’avait aucune envie d’arriver la première chez les Deschamps. Elle se voyait mal, seule, au milieu entre Céline et Aurélien.
Alors après avoir passé l’après-midi avec son père, elle traina au Mistral tout en gardant un œil sur la boutique de Luna pour être sûre de n’arriver chez les Deschamps qu’après les Lezermann.


19h30, Virginie arriva en scooter à l’adresse que Thomas lui avait passée quelques heures plutôt. Elle arrivait avec une bonne demi-heure de retard mais ça, « c’était la faute à Luna » se disait-elle.

Elle resta quelques secondes postée devant le jardin de cette luxueuse maison familiale à se demander si elle avait eu raison de venir. « Voilà, ça, c’est sa vie… (soupir) », dit-elle tout haut.


FLASH-BACK, VIRGINIE

Tût Tût Tût…

« Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait ? » se demandait Virginie. Elle s’imaginait déjà Céline chez elle en train de souffrir et cette vision lui était insupportable. La fille Frémont n’avait rien répondu, ni crier quand Virginie avait lâché son « C’est fini » et ça, c’était pire que tout pour la brune qui savait combien son amie était fragile.
A peine eut-elle dit ça que Virginie le regrettait déjà. Mais à ce moment là, elle était encore trop fière pour l’admettre. « Je rappellerai plus tard, le temps qu’elle se calme » se disait-elle. Le « plus tard » s’était transformé en des jours puis des semaines...
En fait, Virginie n’avait pas eu le courage de se confronter à Céline, elle savait pertinemment qu’elle s’était comportée comme une garce au téléphone et elle ne supporterait pas de se voir rejetée. Elle connaissait Céline comme personne et savait très bien qu’elle n’allait pas se faire pardonner facilement. Elle avait imaginé toutes les façons dont Céline pourrait la repousser, elle pourrait la gifler, la frapper, lui crier dessus, voire même ne pas vouloir lui parler du tout.

Alors elle attendait que Céline vienne vers elle. Comportement stupide en effet.
Jusqu’au jour où, plus ou moins un mois après avoir quitté Marseille, la brune prit son courage à deux mains et retourna à sa ville natale pour retrouver la femme de sa vie.



DING ! DONG !



C’est Aurélien qui vint ouvrir la porte, suivi de près par Céline.

-Bonsoir Virginie, dit-il en l’invitant à rentrer.

Il commença par lui tendre la main puis se rétracta.

-On se fait la bise, non ?
-Euh… Oui, oui.

Après avoir embrassé son « rival », Céline et Virginie se regardèrent quelques secondes. Aucune des deux n’osa faire le premier pas. C’est donc Céline qui se jeta à l’eau, voyant bien que son époux attendait.

-Bonsoir Virginie, fit la blonde en lui tendant la joue.
-Bon… Bonsoir.

Voilà, c’était leur premier contact physique depuis bientôt trois ans maintenant. Les deux jeunes femmes avaient au moins imaginé une centaine de fois comment cela aurait pu se passer, mais jamais elles n’auraient pensé que cela se contenterait de deux bises sur la joue.

A peine eut-elle terminé ce geste d’obligation que Madame Deschamps baissa la tête, pour éviter le regard de la brune, et se réfugia dans le salon pour rejoindre les autres invités.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:09

Salon des Deschamps.

Virginie entra dans le living et sortit un large sourire en retrouvant Luna et Guillaume.

-Toutes mes félicitations pour votre mariage ! fit la brune en leur donnant la bise.
-Merci, répondit le couple en chœur.

-Et je vous présente Richard, Richard Fernet, un ami de Céline. Il a été son témoin à notre mariage, annonça Aurélien pour faire les présentations.

-Bonsoir, dit-il en serrant la main de Virginie.

Il lui sortit un sourire digne d’une publicité de dentifrice, pourtant la chef de chantier resta de marbre.

-Virginie Mirbeau, répondit-elle.

A peine lui a-t-elle dit son nom que l’expression de son visage changea. Il était visiblement au courant pour elle et Céline, contrairement à Aurélien.

*****

Le diner était bon enfant, tout le monde discutait et rigolait excepté nos deux jeunes femmes qui étaient très mal à l’aise mais esquissait un sourire de temps en temps pour faire bonne figure.

-Ca va Céline ? T’as l’air tendue… s’inquiéta Aurélien en lui massant les épaules.
-Oui, oui ça va, ne t’inquiètes pas. J’ai eu une grosse journée c’est tout.

Voyant bien le regard Virginie posée sur elle, Céline stoppa par réflexe les mains de son époux qui la caressaient. Malgré tout ce qui s’était passé, la brune ne put s’empêcher d’être jalouse de cet homme qui avait la permission de toucher la belle blonde.

-Sinon Virginie, vous êtes accompagnée dans la vie ? demanda Aurélien en faisant un clin d’œil à Richard.
-Euh non. Je suis seule en ce moment.
-Depuis quelques heures seulement, rajouta Céline.
-(regard étonné d’Aurélien)
-Disons que Virginie est du genre volage… dit la blonde le sourire au coin.
-Comment peux-tu dire une chose pareille ? s’offusqua Virginie.
-Ben oui. Tu sors avec quelqu’un et puis pouf ! Tu t’en vas en rompant au téléphone ! C’est pas ce qui s’est passé avec ta dernière conquête aujourd’hui même ?
-Ce… ce n’était rien de sérieux, tenta de se justifier la brune.
-Allons Virginie… Tu n’as jamais vraiment eu de relation sérieuse…
-(secouant la tête) J’arrive pas à le croire… Je te signale que je suis restée plus d’un an avec la même personne ! répondit Virginie en faisant référence à sa propre relation avec Céline.
-Ah bon ? Et comment t’as rompu avec elle ?

Là, Céline marquait un point et la chef de chantier ne trouva plus rien à dire.

-Une vraie relation sérieuse, c’est deux personnes qui s’aiment ! Peu importe le temps qu’elles restent ensembles ! dit Céline en tapant du poing sur la table. Elle était visiblement en colère.
-Et qui te dit que je n’ai pas aimé cette personne ?
-Si tu l’avais vraiment aimée, tu serais encore avec elle en ce moment, termina-t-elle froidement.
- …

-Mais Céline… Calme-toi, pourquoi tu l’agresses comme ça ? demanda Aurélien.

C’est à ce moment que Céline se rendit compte qu’elle était allée trop loin, elle regarda autour d’elle et vit qu’elle avait mit mal à l’aise tous ses convives. Tout le monde ici à table pouvait comprendre, même Richard, son ami, qui l’avait soutenu lors de sa rupture avec la brune. Mais pas Aurélien, lui son époux, mais qui était le seul à ne pas comprendre la situation.

*****

Arrivé à la fin du diner, Céline se leva pour se rendre en cuisine et apporter les desserts. Virginie quant à elle, regarda autour d’elle et vit Luna discuter avec Aurélien, ainsi que Richard parler avec Guillaume. Là, c’était le moment ou jamais. La brune se releva et lâcha un fébrile « Je vais aller l’aider », que personne même ne remarqua, puis suivi son ex dans la cuisine…

Cuisine des Deschamps.

Céline n’avait même pas à se retourner de son plan de travail, elle devinait très bien qui l’avait suivie, Virginie. Cette dernière resta à quelques mètres, regardant la blonde et ne sachant pas quoi dire pour commencer.
Elles restèrent ainsi quelques dizaines de secondes. L’une préparant les desserts et l’autre plantée à l’entrée de la cuisine.
Puis, la brune respira un bon coup et s’avança vers Céline qui la repoussa en lui tendant des coupes de fruits, tel un bouclier.

-Tu peux déjà apporter ça au salon, annonça-t-elle.
-(prenant les coupes en mains) Euh… D’accord…

La fille Mirbeau s’apprêtait à retourner au living quand elle se rendit compte qu’elle était, une fois de plus, en train de fuir. Alors elle posa les desserts et dit :

-Céline, faut qu’on parle.
-Ah ! Si c’est pour te faire pardonner l’impardonnable, c’est pas la peine…

La blonde resta dos à Virginie, les deux mains appuyées sur le plan de travail. Elle ne voulait pas croiser son regard, surtout pas.
Alors Virginie s’approcha et posa une main sur son épaule.

-Céline…
-Ne me touche pas ! fit-elle en repoussant violement le bras de son « amie ».

Virginie la regarda avec des yeux suppliants, telle une enfant voulant se faire excuser une bêtise.

-Tu te rends compte de ce que tu m’as fait ?! Tu rends compte ?! dit Céline les larmes aux yeux. Je t’aimais Virginie ! J’étais folle amoureuse de toi ! Et toi tu… tu m’as laissé tombée ! Tu es partie sans rien dire ! Et c’est moi qui ai du te téléphoner pour me faire larguer !
-Je sais… dit la brune d’un air fébrile.
-Non tu ne sais pas ! cria Céline. Tu ne sais pas ce que c’est quand la personne que tu aimes te quitte d’une façon aussi violente ! Car jamais moi je ne t’aurais fait une chose pareille ! Jamais ! D’ailleurs personne ne peut faire une telle chose !
-Je ne te demanderai pas de me pardonner… Je sais que j’ai agi comme une salope… Mais je ne veux surtout pas que tu penses que je ne t’ai pas aimée ! Céline, je n’ai jamais cessé de t’aimer durant ces trois années et que je t’aimerai probablement… non « sûrement » toute ma vie !
-(secouant la tête) Non, non. Si tu m’aimais vraiment tu ne serais pas partie…
-(baissant les yeux) Je sais, c’était une erreur, mais ça m’a au moins permis de comprendre que… que je ne pourrais jamais vivre sans toi à mes cotés…
-Oh la ferme ! Si c’était vraiment le cas, tu serais revenue !
-Je… Je suis revenue.
-Tu parles ! Trois ans après ! J’ai eu le temps de me fiancer et de me marier ! C’est pas ce que j’appelle « revenir » !
-Non… Juste un mois après mon départ pour Paris, je suis revenue à Marseille.
-Mais qu’est-ce que tu racontes !
-Je t’assure ! Je commençais à peine mon chantier à la capitale, que je n’ai pas supporté d’être loin de toi alors je suis rentré ici !
-Mais alors pourquoi t’es pas venue me voir ?
- …
-Virginie !
-Je…

-Alors ça va ici ?

C’était Aurélien qui fit irruption dans la cuisine. Ce qui ne déplut pas à Virginie, elle n’avait aucune envie de tout déballer ici, contrairement à Céline qui, elle, voulait des explications.


FLASH BACK

Deux semaines après sa rupture avec Virginie, Céline s’était enfin décidée à retourner travailler. Ca l’aiderait sûrement « à passer à autre chose », comme disait Thomas.

Seulement, les bureaux de Phénicie, c’était justement l’endroit où tout avait commencé avec Virginie. Ainsi, pendant toute la journée, Céline était au bord des larmes, Vincent l’avait bien remarqué mais ne tenta rien, de peur de tout faire ressortir.

16h, la journée était finie et Céline se précipita pour sortir de ces locaux qui la faisaient tant souffrir. A peine fut-elle à l’extérieur qu’elle s’éffondra en larmes tout en s’appuyant sur les portes d’entrée du bâtiment.

-Prenez-mon mouchoir.

Céline releva les yeux et c’est ainsi qu’elle fit la connaissance de Richard Fernet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:12

FLASH BACK - 3 ans plus tôt

Parc Borely

Céline et Richard étaient assis sur un banc public. La fille Frémont venait de lui expliquer toute son histoire avec Virginie, la façon dont elle l’avait quittée, son incompréhension face au vif changement de Virginie, qui du jour au lendemain s’était décidée à quitter l’appartement… cela lui avait fait du bien d’en parler, et de plus, le jeune homme s’était montré d’une écoute exemplaire.

-Pff ! D’ailleurs je ne sais même pas pourquoi je parle de tout ça avec vous, je ne vous connais même pas !
-C’est souvent plus facile. Car avec ses proches, on a souvent peur d’être jugés et que leurs regards changent sur nous. Le principe d’une bonne thérapie avec un psy ! (PS : Je peux vous jurer que j’avais déjà écrit cette réplique dans mon brouillon avant de lire la texte n°20 d’Amel !! LOL)

Céline sourit légèrement, puis se releva.

-Non mais je ne devrais pas parler de ça… et puis surtout pas avec vous !
-Pourquoi ça ?
-Je vous connais.
-Ah bon ? Vous venez pourtant de dire le contraire ! dit-il amusé.
-En fait, mon père a essayé plusieurs fois de me caser avec vous et les gens parlent vous savez…
-Ok… Donc je dois surement être un riche homme d’affaire, playboy à ses heures et multipliant les conquêtes, c’est bien ça ? dit-il le sourire aux coins.
-C’est le cas ?
-Même si c’était le cas, ça ne m’empêche pas de pouvoir discuter avec une femme sans pour autant vouloir coucher avec elle.
-Vous êtes assez direct !
-C’est ce que vous pensiez de moi n’est-ce pas ?
-En gros oui…
-Et bien si on devait croire tout ce que disent les gens dans notre milieu bourgeois, vous seriez une redoutable femme d’affaire, mangeuse d’hommes, et aussi fourbe que votre père !
-(rires) Ok, c’est bon. Désolé d’avoir pensé que vous vouliez juste coucher avec moi !


Les invités rentrés chez eux, les jeunes mariés rangeaient la vaisselle sale.

-Céline, qu’est-ce qui se passe ?
-Pardon ?
-T’étais bizarre pendant tout le diner…
-Je te l’ai dit, j’ai eu une grosse journée et…
-Céline… pas à moi. Peut être devant nos amis mais pas avec moi, stp. Dis moi ce qu’il y’a. Tu peux tout me dire, tu sais.
-Oui je sais, je suis désolée.

Céline arrêta sa corvée et s’installa dans un canapé sur lequel son époux vint la rejoindre.

-En fait Aurélien, il faut que je te dise quelque chose d’important… dit-elle d’un air grave tout en lui prenant les mains.
-Arrête Céline… Tu m’inquiètes… C’est grave ?
-Pas vraiment… En fait il s’agit de quelque chose que je ne t’ai jamais dit…
-Je t’écoute, dit-il en s’installant plus confortablement, comme si son épouse allait lui lâcher une bombe.
-Vir… Virginie Mirbeau… a été beaucoup plus qu’une simple amie pour moi…
-Comment ça ?
-On… On a vécu ensemble pendant un an dans mon ancien appartement.
-Quand tu dis « vivre ensemble » tu veux dire en tant que colocataires ou en tant que…

Céline se contenta de répondre par un regard.

-Oh c’est pas vrai…
- …
-Quoi ?! Mais… Mais… t’es sortie avec une femme ? Et j’ai invité ton ex, une femme, dans notre maison ! Mais pourquoi tu m’as rien dit quand je l’ai invitée ?!
-Mais comment voulais-tu que je t’annonce une chose pareille ?!
-Ben pourquoi pas simplement par « Aurélien, je te présente Virginie, mon ex »
-Oh arrête !
-Mais quoi t’es… t’es bi ?!
-Je… je sais pas…
-Ben par définition tu le serais !
-(soupir) En fait Virginie est la seule femme qui m’ait jamais attirée… et je pense… non je suis sûre, qu’elle restera la seule… si ça peut te rassurer.
-(soupir) Ok, mais… qu’est-ce qui s’est passé ?
-Comment ça « Qu’est-ce qui s’est passé ? »
-Qui a quitté l’autre ?
-(Céline lâcha un petit rire) Est-ce que c’est si important que ça ?
-Bien sûr ! Si je t’avais dit que c’était Florence qui m’avait quitté et pas l’inverse, ça changerait quelque chose pour toi, non ?
-Euh… non… mentit Céline.
-De toute façon, pas besoin que tu parles, je la connais la réponse.
-Comment ça ?
-Tu parlais bien de vous deux tout à l’heure quand t’as failli t’étriper avec Virginie devant nos amis ?
- …
-Tu as encore des sentiments pour elle ?
-Ecoute Aurélien, c’est vrai que quand elle m’a quitté, ça a vraiment été très très dur pour moi mais… ce qu’il y’a maintenant c’est que je ressens plus de la colère qu’autre chose pour elle. C’est pour ça que j’ai été aussi agressive au diner. Je n’ai pas encore digéré la manière dont elle m’a quittée. Tu n’as pas à t’inquiéter, elle et moi c’est du passé.
-Ok…

Voyant bien que son mari se tracassait, Céline tenta de le rassurer.

-Ecoute chéri, ne t’inquiète pas. C’est toi que j’aime et toi seul. D’accord ?
-Peut être que toi et elle c’est fini mais bon… Maintenant je me rends compte que pour te garder va falloir qu’en plus des hommes, je me batte contre toutes les femmes qui pourraient te tourner autour, dit-il avec un léger sourire.
-Oh t’es bête… dit-elle en lui faisant une tape sur le bras.

Locaux de Phénicie.


Deux jours s’étaient écoulés depuis ce diner chez les Deschamps et deux jours pendant lesquelles Céline n’arrêtait pas de réfléchir à ce que Virginie lui avait dit.
Apparemment, elle serait revenue trois ans plus tôt. Mais alors pourquoi n’est-elle pas revenue la voir ? « Non, ce n’est pas possible… » se dit-elle.
La blonde resta quelques minutes, hésitante, ses doigts pianotant sur la table.


« Bon, allez ! Je le fais ! » dit-elle tout haut.


Elle décrocha le combiné du téléphone et composa un numéro qu’elle trouva dans son agenda.





-Allo ?
-Monsieur Colin ? Bonjour, ici Céline Deschamps à l’appareil…
-Ah bonjour ! Alors ? Vous vous êtes enfin décidé pour le type d’isolation ?


Avec tous les événements qui s’étaient passé dernièrement, Céline n’avait vraiment pas la tête à ça, même si c’était un cas « urgent ».


-Euh… En fait, Vincent et moi sommes encore en train de réfléchir à la meilleure solution qui sera adaptée pour votre immeuble. J’ai visité dernièrement le salon du bâtiment et ramené avec moi plein d’idées, ne vous inquiétez donc pas pour ça…
-Je vous fais confiance.
-Merci.
- …
-Sinon… J’aurais voulu avoir votre avis sur quelque chose.
-Euh… Oui bien sûr, mais je pensais que c’était l’inverse… Ah ah !
-Euh oui… Ah ah…
-Je vous écoute ?
-En fait, apparemment, vous auriez engagez une certaine Virginie Mirbeau pour vos bureaux de Paris et …
-Oulà ! Mais ça fait longtemps tout ça ! Deux, trois ans je pense…
-Oui, je sais mais…


Céline n’avait même pas à poser de questions que Monsieur Colin lui servait tout sur un plateau.


-Mais en tout cas, je m’en souviendrai longtemps de cette femme !
-Comment ça ?
-Elle nous a tous fait tourner en bourrique ! Je n’avais entendu dire d’elle que du bien, c’est pour ça que je la voulais absolument sur tous mes chantiers à Paris. Elle a toujours refusé. Je lui avais pourtant proposé un bel appartement, meublé et tout frais payé mais rien n’y fait ! Elle disait qu’elle ne quitterait Marseille pour rien au monde, qu’elle y avait sa famille, ses amis et ses amours… Ah ah !


Céline ressentit un pincement au cœur.


-Et puis un jour, je ne sais pas pourquoi, elle m’a appelé pour me dire qu’elle acceptait de venir travailler sur mes batiments !
-Oui, en effet… c’est bizarre, dit Céline fébrilement.
-Et ce n’est pas tout ! A peine quelques semaines après s’être installée à Paris, elle a tout plaqué !
-Comment ça ?


Là, ça devenait intéressant pour la fille Frémont.


-Plus ou moins un mois après avoir commencé mes bureaux, elle s’est absentée plusieurs jours, en laissant juste un message sur le répondeur disant comme quoi il fallait absolument qu’elle rentre à Marseille ! Non mais vous vous rendez compte !
-Oui, mais d’après ce que j’ai entendu… elle est revenue terminer son chantier non ?
-Oui, mais le chantier a prit énormément de retard, et après le coup qu’elle m’avait fait hors de questions que je la garde pour d’autres travaux ! Et donc à la fin du premier contrat, je l’ai viré de l’appart que je lui prêtais et puis voilà, fin de l’histoire. Et encore j’ai été gentil, j’aurais pu faire en sorte qu’on ne l’engage nulle part ailleurs et …


Céline n’écoutait déjà plus ce que lui disait son interlocuteur. Virginie avait dit la vérité, elle était revenue à Marseille un mois après leur rupture. Mais alors pour n’est-elle pas venue la voir ?
La blonde raccrocha sans même remercier son client et sortit des locaux de Phénicie. Elle avait l’intention d’avoir des explications de la bouche même de Virginie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:13

FLASH-BACK – 3 ans plus tôt


Cela faisait maintenant 2h que Virginie était à Marseille et 1h30 exactement qu’elle restait sur le trottoir en face de l’immeuble de Céline. Elle n’osait toujours pas rentrer et elle réfléchissait à ce qu’elle allait dire, à ce qu’elle allait faire et surtout, surtout, elle appréhendait ce que Céline pourrait lui dire…
A plusieurs reprises, elle fut tentée de faire demi-tour, de fuir, mais à chaque fois elle se disait « Non, il faut au moins que tu la voies ! ».


Finalement, elle partit prendre l’air au Parc Borely, pour essayer de se calmer avant « l’épreuve ».
Mais soudain, ce à quoi elle ne s’attendait pas du tout et ce qu’elle avait fuit toute la journée arriva. Elle aperçu, à une vingtaine de mètres d’elle, Céline…
Elle resta immobile quelques secondes, paralysée par la peur.
Céline était couchée sur l’épaule d’un homme et visiblement, elle pleurait.
La voir souffrir ainsi lui faisait mal au cœur, et Virginie comprit très bien de quoi il s’agissait… Elle hésita un moment, mais fit finalement demi- tour et s’en alla. C’est la dernière fois qu’elle mit les pieds dans la citée Phocéenne.



TOC ! TOC !


-Je suis pas là ! hurla Virginie à travers la porte.


La fille Mirbeau était toujours chez son père, elle ne savait pas si il y’avait vraiment une raison de rester vu la situation, mais elle ne pouvait pas se résoudre à quitter la ville.


TOC ! TOC ! TOC !


Les bruits devenant de plus en plus insistants, la brune se résout donc à se lever ouvrir la porte.


-Mais bordel ! J’ai dit que… Céline ?!


La blonde rentra directement à l’intérieur, quitte à bousculer son ancienne amie.


-J’aimerai que tu m’expliques.
-Pardon ?
-Je veux que tu m’expliques ce qui s’est passé… demanda Céline, mains sur les hanches.
- …
- Ok !


Céline marcha d’un pas décidé vers la sortie mais Virginie la retint de justesse par le bras.


-Non attends, c’est bon… je vais tout te raconter.
-Bien, je t’écoute.


Virginie prit une bonne respiration avant de commencer, l’histoire allait être longue…


-Donc, comme je te l’ai dit, je suis revenue ici plus ou moins un mois après mon départ. Quand je suis arrivée, j’étais complètement paniquée, j’avais peur de ta réaction, peur que tu me rejettes et…
-Virginie… dit Céline d’un air triste.
-Et puis quand je suis arrivée devant ton immeuble, j’ai flippée alors je… suis allé au Parc Borely, prendre l’air et là je t’ai vue… Je t’ai vue dans les bras de ce type et…
-Virginie ! la coupa Céline. J’espère que tu n’as quand même pas cru que… Comment as-tu pu penser une seule seconde que je puisse me remettre aussi vite de notre rupture seulement un mois après ?
-Non, je…
-C’était Richard, Richard Fernet ! L’homme qui a été mon témoin de mariage, mon meilleur ami ! Si on était si proche c’est parce qu’il m’a beaucoup aidé alors que j’étais plus bas que terre. Il ne s’est jamais rien passé avec lui !
-Je sais, dit Virginie d’un fébrile.
-Quoi ?!
-Je savais très bien que ce type n’était pas ton amant, dit Virginie en baissant les yeux.
-Mais qu’est-ce que tu racontes ?!
-Le… le fait de te voir avec cet homme… M’a fait comprendre que… que c’était peut être mieux comme ça.
-Quoi ?!
-Mais oui… Parce que je me disais qu’un jour, tu aurais peut être envie de te marier, d’avoir des enfants… avec un homme. Tout serait tellement plus simple pour toi…
-Oh Virginie…
-Et puis tu peux avoir n’importe quel homme à tes pieds ! La preuve ! Tu es mariée aujourd’hui !
-Non Virginie… Non ! C’est trop facile de dire ça après coup !
- …
-Mais putain, c’est pas vrai ! Un an Virginie, un an qu’on est sorti ensemble ! Et toi, du jour au lendemain, tu commences à avoir une révélation comme quoi deux femmes ne peuvent pas se marier et avoir d’enfants ?! On croirait entendre mon père parler !


Virginie n’avait vraiment plus rien à dire alors elle resta muette.


-Bon, ben maintenant t’as gagné : je suis mariée ! Alors qu’est-ce que tu fous ici ?
- …
-J’ai dit : Qu’est-ce que tu fous ici, Virginie ?! insista Céline
-C’est… c’est souvent quand on a vraiment perdu quelqu’un qu’on se rend compte de ses erreurs.
-Mais Virginie… Tu n’avais pas besoin d’attendre que je me marie pour me perdre, tu m’avais déjà perdue en partant pour Paris !
- …
-Et maintenant tu reviens comme une fleur et je suis censée retomber dans tes bras, c’est ça ?
-Mais non…
-Non ?! Mais alors qu’est-ce que tu veux Virginie, hein ?! Qu’est-ce que tu veux ?! La blonde n’arrêtait pas d’hurler, elle relâchait toute la colère qu’elle avait accumulée pendant des années.
-Arrête de crier s’il te plait…
-Non mais t’étais vraiment sérieuse quand tu pensais que c’était pour mon bien de me laisser seule ici ?!
-Je sais j’ai été bête…
-Mais Virginie… J’étais mal, vraiment plus bas que terre quand tu es partie ! J’ai pleuré plusieurs fois toutes les larmes de mon corps pour toi, alors ne me dis pas que tu pensais bien faire !


Puis, la fille Frémont s’approcha de la brune, toujours en rage et commença à la repousser au niveau des épaules et Virginie ne put qu’encaisser les coups tout en marchant à reculons.


-(continuant à pousser Virginie) Trois ans, Virginie ! Trois ans sans aucune de tes nouvelles ! Pas une lettre, pas un mail, pas un coup de téléphone ! T’es partie comme une voleuse ! Pourquoi tu m’as laissé ?! Hein ?! Pourquoi ?! cria Céline les larmes aux yeux.
-(Virginie bloquant ses mains) Mais parce que je suis la plus grande des connes ! (gardant les mains de Céline dans les siennes) Céline, je suis désolé, désolé pour tout. Crois-moi… Si je pouvais revenir en arrière…
-(retirant ses mains) Mais tu ne peux pas !
-Je sais…
-Tu sais quoi ? Si tu avais eu le courage de venir me voir ce fameux jour au Parc Borely, on serait encore ensemble aujourd’hui… Car j’aurais été prête à te pardonner, j’aurais été prête à tout pour toi Virginie… Je t’aimais.
- …


N’ayant plus rien à dire ou à écouter, Céline ouvrit la porte d’entrée et s’en alla sans rien rajouter de plus.
Virginie fit un mouvement pour la retenir mais se ressaisit. Qu’allait-elle lui dire ? Lui demander de quitter son époux pour elle ? Elle-même savait que c’était stupide.


Voilà, elle avait enfin raconté toute l’histoire à Céline et elle connaissait maintenant sa réaction : elle partait.
Puis, la brune eut comme un pressentiment et alla rouvrir la porte. Céline était encore là, les yeux rouges. Elles se regardèrent quelques secondes, et sans prévenir, Céline attrapa Virginie par le cou et l’embrassa passionnément en refermant la porte derrière elle…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:16

Bar du Mistral.


Céline arriva un peu précipitamment au café, elle était visiblement en retard.


-Bonjour, dit Céline en posant un baiser furtif sur les lèvres de son époux.


Elle s’assit en face de lui, stressée et le regard fuyant.


-Ben ça va chérie ? Qu’est-ce qui se passe ? demanda Aurélien en lui prenant les mains. Mon dieu, qu’est-ce que t’es tendue ces derniers temps !
-T’inquiète pas va… C’est rien… Monsieur Colin m’a encore prit la tête avec son chantier c’est tout…


Même s’il savait pertinemment que sa femme lui mentait, Aurélien ne broncha pas.


*****


Deux heures plus tôt, Maison des Mirbeau.


Surprise, Virginie ne fit rien d’autre que de reculer de quelques pas afin de ne pas trébucher face à l’engouement de Céline qui était collée à sa bouche.


Au début, la surprise.
Ensuite, l’incompréhension.
Puis enfin, la prise en main. Etre dans les bras de Céline, c’était ce qu’elle espérait depuis plus de trois ans maintenant, alors Virginie répondit enfin à son baiser et lui passa les bras autour de la taille pour mieux la serrer contre elle.


Céline, quant à elle, continua à s’abandonner aux lèvres de la belle brune et sans même réfléchir, comme une évidence, elle finit par allonger son ex sur le canapé de Fernand.


Les caresses devenaient de plus en plus insistantes et les baisers de plus en plus profonds. Entre deux respirations, Virginie murmura un « Je t’aime Céline »… Erreur fatale, car ceci eut pour conséquence de sortir la blonde de sa passion. A peine eut-elle dit ces trois mots que Céline se releva légèrement et la regarda d’un air choquée.


-Euh… Ca va Céline ? Qu’est-ce qui se passe ? demanda Virginie.


La fille Frémont détourna le regard et semblait agacée.


-Rah ! T’as tout gâché ! dit-elle en frappant du poing sur un coussin.


Puis, l’épouse Deschamps se releva complètement et remit sa veste qui avait fini au sol.


-Mais attends… bredouilla Virginie qui était restée sur sa faim.
-Je… je ne peux pas te donner ce que tu veux, dit Céline les yeux baissant.
-Quoi ?! Mais enfin Céline… Je ne veux pas juste coucher avec toi ! Ce que je veux, c’est pouvoir t’aimer ! Avoir le droit de te dire que je t’aime, te prendre la main, avoir la permission de t’embrasser quand l’envie me prend…
-Oui mais tu ne peux pas ! la coupa Céline. Je suis mariée Virginie, mariée ! J’aime Aurélien, et jamais je ne pourrais lui faire une chose pareille. Il ne mérite pas ça.
- …


Pour la deuxième fois de la journée, Céline ouvrit la porte et la referma derrière elle, mais cette fois, c’était définitif.


*****


Seule de nouveau chez elle, Virginie pleura à chaude larmes. En trois ans, jamais la brune n’avait versé une larme pour Céline, mais cette fois était la bonne, Céline et elle c’était fini. Pendant ces trois longues années où elles ne s’étaient plus vues, elles n’étaient plus ensemble mais Virginie avait toujours espéré au fond d’elle qu’un jour elles se retrouveraient… C’est comme ça que se terminent les belles histoires. Enfin, pas tout à fait, Love Story, Casablanca, Autant en emporte le vent... tous ces films se sont mal terminés pour les amoureux et pourtant elles sont considérées par les cinéastes comme les plus belles histoires d’amour…
Alors c’était peut être comme ça que cela devait se terminer pour elles deux…

Bar du Mistral.


Céline arriva un peu précipitamment au café, elle était visiblement en retard.


-Bonjour, dit Céline en posant un baiser furtif sur les lèvres de son époux.


Elle s’assit en face de lui, stressée et le regard fuyant.


-Ben ça va chérie ? Qu’est-ce qui se passe ? demanda Aurélien en lui prenant les mains. Mon dieu, qu’est-ce que t’es tendue ces derniers temps !
-T’inquiète pas va… C’est rien… Monsieur Colin m’a encore prit la tête avec son chantier c’est tout…


Même s’il savait pertinemment que sa femme lui mentait, Aurélien ne broncha pas.


A quelques mètres d’eux, Fernand apporta le poisson à Roland et n’échappa à quelques bavardises.


-Et voilà du frais pêché de ce matin même !
-Ah ! Il a l’air excellent ! Mes clients vont être ravis ! se réjouit le patron du Mistral.
-Mais il l’est ! se vexa Fernand.
-Oh lala… On peut pas rigoler ? Bon, tu peux attendre que je serve ces deux clients ? Je vais chercher l’argent à l’hôtel…
-Tu me paieras plus tard, ma fille m’attend, elle ne doit pas rater son train.


Céline écouta d’une oreille attentive les deux vieux amis et ne faisait même plus attention à ce que son époux lui disait.


-Céline ? Céline ? Tu m’écoutes ?
-Hein quoi ? Euh oui, oui bien sûr…
-Tu ne m’écoutais pas, t’étais dans tes pensés !
-Désolé.
-C’est pas grave… Bon qu’est-ce que tu manges ?
-Euh… un plat du jour, comme d’habitude.
-Roland ? Deux plats du jour, stp !


Puis Aurélien continua à parler mais c’était en fait un monologue car sa femme, elle, ne lui prêta aucune attention.


Après quelques minutes, Céline ne tient plus.


-Je suis désolé, j’ai oublié quelque chose au bureau, dit-elle en se levant et en ramassant ses affaires.
-Quoi ? Mais enfin, Céline ! Céline !


La Céline en question était déjà partie pour retrouver celle qui ne lui avait pas dit au revoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:17

FLASH BACK – 3 ans plus tôt


Attention ce flash-back se passe durant l’époque ou Céline et Virginie sont encore ensemble !!


Virginie sourit en découvrant ce qu’elle trouva dans l’armoire de sa compagne. Décidément, Céline n’était pas très douée pour les cachettes. C’était une simple enveloppe A4 ornée d’une étoile rouge brillante pour montrer que c’était bel et bien un cadeau. Ce n’était pas la première fois que Virginie trouvait à l’avance les présents que Céline comptait lui faire, mais à chaque fois elle remettait le cadeau bien en place dans sa « cachette » pour faire plaisir à sa blonde.


Curieuse comme elle était, Virginie tenta d’ouvrir l’enveloppe le plus proprement possible, cela devait surement être un contrat pour un nouveau chantier, pensait-elle. Mais c’est à ce moment que la sonnette l’empêcha d’assouvir sa curiosité.


DING ! DONG !


-Merde !


Virginie remit le cadeau bien place, referma la garde-robe et alla ouvrir la porte.


-Monsieur Frémont.
-Virginie.


Charles rentra à l’intérieur et regarda autour de lui.


-Céline n’est pas là ?
-Non, elle ne rentre que dans 2h. Je peux vous servir un café en attendant ?


Les rapports entre eux deux n’étaient pas des plus joyeux mais Virginie s’était toujours forcée à faire bonne figure devant son « beau-père ».


-Non, c’est vous que je venais voir, dit Charles.
-Ah bon ?
-Oui. Je suis venu vous raisonnez sur votre relation avec ma fille…
-(soupir) Bon écoutez, Céline et moi…
-Vous vous aimez je sais ! Et je sais également c’est sincère entre vous deux.


Virginie ne s’attendait pas du tout à ça, surtout de la part de Frémont, alors elle resta silencieuse et l’écouta.


-Vous aimez ma fille et ma fille vous aime, même moi je peux le voir ! Cependant, je ne crois pas que ça suffira.
-Mais qu’est-ce que vous racontez ?
-Mais réfléchissez enfin ! dit-il en s’approchant d’elle. Le bonheur c’est quoi pour vous ? Pour 99% des français, le bonheur c’est se marier, avoir des enfants, des amis, un travail bien payé, se payer une villa… Vous ne pourrez pas offrir ne serait-ce qu’un quart de tout ça à Céline… Vous vivez au crochet de ma fille, vous croyez ça bon ?
-Je ne vous permets pas de dire ça !
-Vous et moi, savons très bien que c’est vrai. Un jour ou l’autre, Céline, comme toute femme aura envie de tout ça. Et vous ? Qu’est-ce que vous allez faire ?
-(soupir) Céline n’est pas stupide, elle sait très bien que notre couple n’est pas comme les autres.
-Non je ne crois pas. Elle est bien avec vous pour l’instant et ne pense pas au futur… Mais croyez-moi, tout ça va lui manquer un jour…
-Pourquoi vous me dites ça maintenant ?
-Parce que je sais pertinemment que dans deux, voire trois ans maximum, Céline et vous ce sera terminé. Et je ne veux pas que ma fille ait perdu son temps dans une relation sans avenir et qu’il soit trop tard pour elle d’avoir des enfants.
-Alors c’est ça votre vrai problème ? Hein ? Ne pas avoir de petits-enfants ?
-Tout le monde veut des enfants, pas vous ?
-Bon, j’en ai assez entendu. Maintenant, vous foutez le camp de chez moi !
-De chez Céline.
-Pardon ?
-Ici, on est chez ma fille, pas chez vous.


Puis Frémont s’en alla et laissa la brune tergiverser dans ses pensées.


Même si Virginie savait très bien qu’elle ne devait pas l’écouter, tout ce que disait Frémont lui restait en tête. Il n’avait pas totalement tort, jamais elle ne pourrait aider Céline financièrement, jamais elles n’auraient d’enfants et jamais elles ne pourraient se marier…


Une semaine plus tard, Virginie annonçait à Céline vouloir prendre son propre appart et la suite on la connait…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:20

Gare de Marseille (je ne sais pas si vous l’avez remarquez, mais j’aime beaucoup les scènes de gare LOL)


La fille Mirbeau s’apprêtait à monter dans le train quand elle fut interpellée.


-Virginie ! cria Céline en arrivant en courant.


La brune redescendit sur le quai, étonné de voir la blonde. Comment avait-elle su qu’elle partait ?


-Tu… tu allais encore partir sans me dire au revoir ? dit Céline à moitié essoufflée.
-C’est plus facile comme ça… pour moi en tout cas.
-Je… je veux pas que tu partes, avoua la blonde.
-(soupir) Céline… Y’a une personne de trop ici.
- …
-Je ne peux pas rester ici et continuer à te croiser tous les jours sachant que plus rien ne sera jamais possible entre nous.
- …
-Est-ce que tu l’aimes ?
-Pardon ?
-Aurélien, ton mari… Est-ce que tu l’aimes ?
-(acquiesçant de la tête) Oui… Oui, je l’aime.


Céline avait dit cela d’un air triste, comme si elle regrettait ce qu’elle disait.


-(soupir) Alors on sait toutes les deux qui est de trop ici.


Virginie s’apprêtait à monter dans le train quand Céline s’avança d’un pas vers elle pour lui dire une dernière chose.


-Virginie… Si… si tu étais revenue quelques mois plus tôt, la situation aurait été différente et là… toi et moi, on aurait peut être pu… enfin je veux dire que nous deux, on… dit-elle les yeux embuées de larmes.
-Je sais… la coupa Virginie.


La brune savait très bien ce qu’allait dire Céline. Le savoir était déjà une torture, mais l’entendre de la bouche de la femme qu’elle aimait, cela aurait été plus qu’une torture, un crime.


Le train allait partir d’une seconde à l’autre, alors Virginie grimpa dedans et se tourna une dernière fois pour regarder Céline quand les portes se refermèrent sur elles.


*****


Le train était maintenant parti depuis une dizaine de minutes mais Céline était toujours là, sur le quai à regarder là où se trouvait Virginie lors de leur dernier échange de regards.
Cette fois, ce n’est plus Virginie qui avait fuit. Céline pouvait faire quelque chose, mais il n’en fut rien, elle l’avait laissé partir.


Une semaine plus tard, maison des Deschamps.

-Alors comme ça, il parait que Virginie Mirbeau était à Marseille la semaine dernière ? demanda Frémont.
-Comment tu sais ça ? demanda Céline tout en débarrassant la table.
-C’est Chaumette qui me l’a dit.
-Mmm.

Céline était visiblement agacée. Elle n’aimait pas que son double ex-époux et son père se mêlent de sa vie privée.

-Elle est venue te voir ?
-Oui.
-Pff ! Elle a du culot celle-là ! s’énerva Frémont.
-C’est bon papa… C’est du passé tout ça…
-Non, mais tu te souviens dans quel état tu étais à cause d’elle ? Et dire que t’as failli te pacser avec cette femme !
-Quoi ?! s’exclama la blonde.

Là, Charles se rendit compte qu’il venait de gaffer.

-Qu’est-ce que tu viens de dire ? insista la fille. Tu… tu savais que j’avais l’intention de me pacser avec elle ?!
-Euh… oui, répondit-il gêné.
-Comment l’as-tu su ?
-Tu… tu devais m’en avoir parlé, bafouilla-t-il.
-Oh non, non… Surement pas ! Personne n’était au courant ! Personne excepté Richard à qui j’ai fait promettre de rien dire !
- …
-Alors ?! J’attends une réponse ! cria Céline mains sur les hanches.
-(soupir) J’ai un ami qui travaillait à la Mairie et qui m’avait appelé pour me féliciter de ton « union » lorsque… tu as demandé le formulaire de demande.
-Ah ! Et ça t’as mis en rogne n’est-ce pas ?
-Mais bien sûr que j’ai mal réagit enfin ! Comment voulais-tu que je fasse autrement ?! Elle ne te méritait pas et tu n’avais rien à faire avec cette femme ! cria Charles.
-Et qu’est-ce que tu as fait alors ?
-Comment ça « qu’est-ce que je fais » ?
-Ne me dis pas que toi, le grand Charles Frémont, tu es resté sans rien faire alors que ta fille était sur « le mauvais chemin » ! N’est-ce pas ? C’est toi qui l’a appâtée avec des chantiers à Paris c’est ça ? Hein ? Avoue !
-Mais non enfin ! Tu délires complètement Céline !
-Ecoute papa, tu as déjà perdu Juliette… Alors si tu ne veux pas te retrouver sans enfants, tu as intérêt à me dire toute la vérité…

L’air plus que sérieux que prit sa fille fit tellement peur à Charles qu’il se décida à avouer sa faute.

-Je… je suis juste allé lui parler.
-Première erreur ! Et qu’est-ce que tu lui as dit ?
-Ce que je pensais. Qu’elle ne te méritait pas et que votre relation ne menait nulle part ! C’est toi qui t’occupais de toutes les factures et elle, elle ne faisait rien pour t’aider car elle ne pouvait pas ! Et puis un jour, comme toute femme, tu aurais envie de te marier, d’avoir des enfants, une famille…

Céline n’osait pas croire ce qu’elle venait d’entendre, c’était mot pour mot ce que Virginie lui avait dit la semaine passée pour expliquer son départ.

-Oh mon dieu… Co… comment as-tu pu me faire une chose pareille ? A ta propre fille ! hurla Céline.
-J’ai fait ça pour toi ! Pour toi ! dit-il en se levant brusquement. Tu n’aurais pas été heureuse avec elle !
-Quoi ?! Mais… comment peux-tu dire ça ?

Là, la fragilité de Céline remonta en surface et elle ne put retenir ces larmes.

-Parce que j’ai été heureuse quand elle m’a quittée ? Tu étais là quand elle a rompu avec moi ! Tu as vu comment j’étais ! J’étais au fond du trou, malheureuse, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pour elle ! Alors ne me dis pas que j’étais plus heureuse sans elle ! Ca t’a plu de moi voir souffrir autant ?!
-Mais bien sûr que non ! Et puis, si elle t’a quittée, c’est qu’elle ne t’aimait pas réellement !
-Oh la ferme papa ! La ferme ! Tu lui as bourré le crâne avec tes idées à la noix !
-Je ne l’ai pas forcée à te quitter non plus ! Elle a pris sa propre décision, je te signale !
-Tu savais très bien que Virginie avait toujours été complexée par notre situation et tu en as profité !
-Mais maintenant tu es heureuse avec Aurélien, non ?
-Là n’est pas la question !
-Bien sûr que si ! Tu l’aimes Aurélien, non ?
-Mais bien sûr que je l’aime ! Je l’ai épousé !
-Alors tout va bien.
-Tu me dégoutes… dit-elle en secouant la tête. Est-ce que… est-ce que tu sais j’ai tenté plusieurs fois de me mettre fin à mes jours quand Virginie m’a quittée ?
-Quoi ?! s’exclama le paternel.
-Tu sais ce que je regrette maintenant ? De ne pas y être arrivé pour que tu culpabilises jusqu’à la fin de tes jours de m’avoir fait autant souffrir !

Frémont se rendit compte qu’il avait été trop loin et n’osait même plus regarder sa fille dans les yeux.

-Va-t-en.
-Ecoute Céline…
-Va-t-en ! Et je ne veux plus jamais te revoir !

A peine fut-il sorti du salon que Céline craqua sous les larmes. Elle ne savait pas exactement ce qu’il y’avait de plus triste : avoir un père qui vous gâche votre bonheur ou savoir que la femme que vous aimiez vous a quitté pour « votre bien »…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:23

Cela faisait maintenant plus ou moins un mois que Virginie avait quitté Marseille pour la deuxième fois et un mois que Céline était dans un état morose.


Aurélien pensait connaitre la cause de l’état de sa femme, mais n’osait même l’évoquer, et si c’était vrai ?




Maison des Deschamps, 22h.


Céline était déjà au lit et Aurélien vint la rejoindre. Il se colla contre elle et lui donna des baisers dans le cou.


-Pas ce soir… Je suis crevée, annonça l’épouse en lui tournant le dos.
-Ok…


La fille Frémont ferma les yeux et tenta de dormir mais son mari resta là, avec la lumière allumé.


-Mais qu’est-ce que tu fais ? Eteins ! lui ordonna Céline.
-Non. Il faut qu’on parle.
-Quoi ? Mais enfin, on n’est pas obligé de faire l’amour tous les soirs non plus !
-C’est pas de ça dont je veux parler Céline…
-Alors de quoi tu veux parler ? répondit-elle assez sèchement.
-Qu’est-ce qui t’arrives ? Je vois bien que t’es mal depuis un certain temps…
-Je…
-Et ne me sors pas l’excuse du boulot, stp !
- …
-C’est à cause d’elle ?
-Qui ça « elle » ?
-Tu sais très bien de qui je veux parler. Depuis qu’elle revenue, tu n’es plus dans ton état normal et tu es distante avec moi. Et ça s’est empiré depuis qu’elle repartie chez elle !


Aurélien fit une petite pause avant de lancer la question qu’il lui trottait en tête depuis un certain temps.


-Il… il s’est repassé quelque chose entre vous deux ? Quand elle est revenue ?
-Quoi ?! Mais ça va pas ou quoi ? Pour qui est-ce que tu me prends ? s’énerva Céline. J’arrive pas à croire que tu puisses penser une seule seconde que j’ai pu te tromper !
-Tu ne m’as peut-être pas trompé mais il s’est passé quelque chose, ça j’en suis certain. Et je veux savoir quoi ! Alors qu’est-ce qui s’est passé avec elle lorsqu’elle est revenue ?! cria Aurélien.


L’énervement de son époux eut pour effet de culpabiliser Céline, après tout, il n’avait pas tout à fait tort…


-Elle… elle m’a avoué être revenue pour moi et qu’elle m’aimait encore, dit-elle en baissant les yeux.


Le jeune marié déglutit et se mordit la lèvre.


-Et… et alors ?
-Et alors rien du tout ! Je lui ai dit qu’il était trop tard car je t’aimais et que plus rien ne serait possible avec elle.


Céline se retourna pour se coucher mais son mari ne comptait pas en rester là.


-Quand est-ce qu’elle partie ?
-Mais pourquoi tu veux savoir ça ? s’agaça la jeune femme.
-Répond, stp.
-(levant les yeux en l’air) Euh… Le même jour que ton procès contre les transports Bassini je pense.
-Ah je vois…
-Tu vois quoi ?
-Le même jour, tu es partie précipitamment du Mistral et tu m’as laissé en plan, ou-est-ce que tu es allée ?
- …
-Céline !
-Je… je suis allé dire au revoir à Virginie… à la gare.


Aurélien se racla la gorge, il était visiblement blessé et en colère.


-C’est mon amie, c’est normal que…
-Oh non, non ! Arrête-ça, stp ! A notre pendaison de crémaillère, tu étais prête à l’étriper et maintenant c’est ta meilleure copine ?!
- …
-Tu l’aimes ?
-Quoi ?!
-Est-ce que tu l’aimes encore ?
-Mais enfin Aurélien, non ! C’est toi que j’aime… dit Céline en lui prenant les mains.
-Alors est-ce que tu peux me regarder droit dans les yeux et me dire que tu ne ressens strictement plus rien pour elle ?
-Je…


Face au silence de sa femme, Aurélien le ressentit comme un coup de poignard en plein cœur et s’écroula sur le dossier du lit en se prenant la tête entre les mains.
Céline, elle, ne savait plus quoi faire.


-Ecoute Céline… Rien n’est encore terminé avec cette Virginie Mirbeau. Vous vous êtes quittées à l’arrachée et il faut que tu mettes les choses à plat avec elle. Sinon tu ne pourras plus avancer, ni avec moi, ni avec personne d’autres…
-Ce… ce ne sera pas facile, il me faudra du temps… Elle a beaucoup comptée pour moi, tu sais.
-J’attendrai.


Après ses confidences, Céline se reposa dans les bras de son mari et ils restèrent ainsi pour une bonne partie du reste de la soirée. Et elle se rendit compte à ce moment là qu’elle avait vraiment de la chance d’être tombé sur un homme aussi généreux que le sien.

Episode spécial en 3 parties !!

Trois mois plus tard.


DING ! DONG !





DING ! DONG !


-Oui ! Oui ! J’arrive !


Virginie se dépêcha de mettre le rôti dans le four et couru ouvrir la porte de son studio et là… Surprise totale.


-Alice ? Mais qu’est-ce que tu fous là ?!
-Et quoi ? Tu ne dis pas même pas bonjour ? C’est très impoli ça… dit la blonde en rentrant dans le studio.
-T’es venue me surveiller, c’est ça ?
-Exactement ! dit-elle en inspectant le four. Je ne voudrais pas que tu le laisses cramer et déclenche un incendie dans tout l’immeuble… J’habite juste à coté moi !
-Roh… C’est arrivé qu’une seule fois !
-Une fois de trop !
-Bon, tu veux bien me laisser maintenant ? dit Virginie en la poussant vers le palier.
-Ok… Ok… A ce soir alors ? En espérant qu’il y’ait quelque chose à manger… dit-elle avec un sourire moqueur.
-Oui ! C’est ça… A plus ! Et n’oublie d’aller chercher le vin !
-J’y vais de ce pas !


Virginie retourna à sa cuisine et continua à préparer le repas de ce soir.


DING ! DONG !


-Oh la la… J’en étais sûre…


DING ! DONG !


-Oui ! J’suis pas sourde !


Virginie ouvrit la porte violement.


-Qu’est-ce qu’il y’a enco… Céline ?!
-Aurélien est vraiment quelqu’un de bien, lança la blonde directement.
-Qu… Quoi ?
-C’est un homme exceptionnel. Il est intelligent, beau, drôle, attentionné… Il m’a soutenu dans les moments difficiles, c’est quelqu’un à qui je peux me confier et en qui j’ai une réelle confiance…
- …
-Et c’est pour tout ça que je l’aime.
-Euh… ok, se contenta de répondre Virginie.


La blonde ne lui laissa pas le temps d’en rajouter plus qu’elle avança d’un pas vers la brune, d’un air assuré ce qui fait que le visage des deux femmes ne se trouvèrent plus qu’à une dizaine de cm l’une de l’autre.
Virginie eut un mouvement de recul, elle, était complètement troublée tandis que Céline avait le visage sûr d’elle.
La fille Frémont prit ensuite le visage de Virginie entre ses mains et lui posa un léger baiser sur les lèvres. La brune ferma les yeux et bomba la poitrine, comme pour mieux apprécier ce cadeau.
Quand Céline retira ses lèvres, elle avait toujours le visage de son amie entre les mains.


-Je t’aime Virginie.
-Et… et Aurélien ? bafouilla la chef de chantier.
-Je l’aime aussi. C’est un homme formidable qui m’a fait comprendre une chose importante dans la vie. Les personnes qu’on aime sincèrement sur cette terre se comptent sur les doigts d’une main… Mais on ne peut être amoureux que d’une seule personne à la fois. J’aime Aurélien mais c’est de toi dont je suis amoureuse. C’est toi, ça a toujours été toi et ce sera toujours toi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
♪TUC♫
>>ADMIN


Féminin
> MESSAGES: 113
> REPUTATION: 0
> ACTIVITEE: 201
> INSCRIPTION: 27/07/2009
> AGE: 22
> LOCALISATION: 78

MessageSujet: Re: Une personne de trop (terminé)   Jeu 4 Fév - 12:25

FLASH-BACK – un mois plus tôt.


Après une dure journée de boulot, Céline fut contente de quitter les bureaux de Phénicie pour enfin se reposer. Mais ce qu’elle ne savait pas, c’était qu’une « surprise » l’attendait chez elle…


Environ de 18h, Céline ouvrit sa porte d’entrée, se débarrassa de ses affaires et rentra dans son salon, et là le choc. Aurélien, son époux, était dans les bras d’une autre femme sur le canapé, sur leur canapé qu’ils avaient choisi tous les deux il y’a de cela quelques mois.


Face à l’irruption de sa femme, l’avocat s’arrêta immédiatement et la regarda d’un air désolé.


-Céline ? dit-il simplement.


La Céline en question ne dit pas un mot et referma la porte derrière elle.


*****


Céline quitta la maison d’un pas calme et lent, mais ne fut pas rattrapée par son mari. Elle vagabonda quelques temps dans les rues du quartier et s’assit sur le premier banc qu’elle trouva. Elle y resta un moment et pencha la tête en arrière comme pour mieux réfléchir.


Tout à coup, Céline se redressa droite comme un piquet. « Non ! » dit-elle tout haut. Puis elle courut rejoindre Aurélien.


*****


Aurélien était dans la salle à manger, dans le noir, en train de boire du whisky directement à la bouteille.
Céline s’assit à coté de lui et ils restèrent silencieux tout les deux pendant un moment.


-Tu l’as fait exprès ? demanda Céline.
-De quoi ?
-Tu savais très bien à quel heure je rentrais et que je pouvais vous trouver toi et… cette femme. Et je sais que tu es incapable de me faire ça, pas toi.
- …
-Pourquoi ? Pourquoi t’as fait ça ?
-Je veux que tu me détestes.
-Quoi ?
-Je t’aime Céline, je t’aime et je ne veux pas te perdre.
-Mais tu ne me perdras pas ! dit-elle en lui prenant la main. Je t’aime enfin !
-Oui, mais elle tu l’aimes un peu plus n’est-ce pas ?
-Tu as trop bu…
-Je sais que tu m’aimes, mais ce n’est pas de moi dont tu es amoureuse, dit-il les larmes aux yeux.
-Mais qu’est-ce que tu racontes ? Bien sûr que si !
-Tu ne m’aimes pas assez pour l’oublier elle, mais tu m’aimes trop pour pouvoir me quitter… Alors je te facilite la tache, quitte-moi ! J’ai embrassé une femme, alors quitte-moi !
-Tu… Tu n’y es pas du tout Aurélien, tu te trompes, je t’assure !
-Je t’aime Céline, je suis fou de toi ! Et je ne te cache pas que je serais l’homme le plus malheureux de tous si on se séparait mais… Je le serais d’autant plus si tu restes avec moi en étant amoureuse de quelqu’un d’autre.


« C’est toi, ça a toujours été toi et ce sera toujours toi. »


Virginie n’arrêtait pas de se répéter cette phrase en tête. Elle était courte, simple… mais tellement belle.


-Mais je… je… enfin, tu…


Sous le coup de l’émotion, la brune ne parvenait même plus à parler correctement. Et comme pour lui confirmer ce qu’elle disait, Céline lui offrit un deuxième baiser.


-Est-ce qu’il est trop tard ? demanda la blonde.
-Quoi ? Mais enfin… non ! la rassura directement Virginie. C’est juste que… je ne m’y attendais pas du tout. Je pensais t’avoir perdue pour de bon et...
-Ah… dit Céline en retirant ses mains. Tu… tu as quelqu’un dans ta vie ?
-Quoi ? Non ! Non ! Pas du tout ! Pourquoi tu dis ça ? stressa Virginie. En fait y’a eu personne depuis… depuis… enfin tu sais…
-Ah bon ? Parce qu’en fait… Je ne te cache pas que j’ai beaucoup hésité avant de venir. Je ne savais pas si tu… enfin, tu sais… avait rencontré quelqu’un d’autre entre temps…
Et puis quand j’ai vu ton amie sortir de ton appart je me suis dit que…
-Quoi ? Alice ? Oh non, non ce n’est pas mon amie ! Enfin, si ! Mais juste une amie, une voisine en fait !
-Ah ok… dit Céline rassurée.
-Excuse-moi, mais… Je suis encore sous le choc… Pendant ces trois derniers mois…
-Je sais… C’est juste que je voulais être « correcte » envers Aurélien. Je ne voulais pas venir te voir avant que le divorce ne soit prononcé.
-Tu as divorcé ?! s’exclama Virginie.
-Je me suis promis que ce serait mon dernier mariage, et ce le sera, dit Céline en sortant quelque chose de son sac à main qu’elle tendit à Virginie.


Grâce à son étoile rouge posée dessus, Virginie reconnut de suite l’enveloppe A4 qu’elle avait tenté d’ouvrir 3 ans plus tôt, le jour où Frémont était venu lui parler. Bien sûr, le temps avait fait son effet et on voyait bien que cette enveloppe avait été beaucoup manipulée et triturée, les coins étaient déchirés et elle avait même été ouverte.


Virginie prit l’enveloppe brune, et écarquilla les yeux en y trouvant le formulaire de demande de pacs. Son regard s’alterna entre Céline et ce qu’elle avait en main. Elle n’osait pas y croire.


-Alors ? Est-ce que tu es prête à te lancer avec une triple-divorcée, demanda Céline le sourire au coin.
-Oui ! Oui, oui et oui, sans hésiter ! répondit Virginie en sautant au cou de la belle blonde.


Les deux femmes restèrent dans les bras l’une de l’autre un certain temps. Cela faisait des années qu’elles ne s’étaient plus enlacées, alors ce moment devait être apprécié à sa juste valeur.


-Hum… Tu me fais rentrer ? demanda Céline en se retirant, non sans mal, des bras de Virginie.
-Hein ? Euh… oui, oui bien sûr ! Rentre !


L’ex madame Deschamps pénétra dans le studio et s’assit sur le canapé sur lequel Virginie vint la rejoindre.
Elles avaient toutes les deux envie de la même chose, mais aucune n’osa faire le premier pas. L’une jouait avec ses mains tandis que l’autre jetait quelques coups d’œil par-ci par là, découvrant le lieu de vie de la chef de chantier. C’est ainsi que les yeux de Céline tombèrent sur un cadre photo représentant Virginie et une autre jeune femme se tenant par l’épaule, visiblement à une fête d’anniversaire.


-Oh, elle aussi ce n’est… ce n’est qu’une amie ! se justifia Virginie. Et puis, pour tout te dire, elle est 100% hétéro alors…


Céline sourit de voir une Virginie aussi paniquée de ce qu’elle pouvait penser.


-Tu sais, c’est rien… Je me doute bien que tu n’es pas restée bonne-sœur pendant toutes ces années, dit-elle avec un sourire crispé. Moi aussi j’ai rencontré des gens… Enfin… y’a eu qu’Aurélien en fait…
-Ah ok…


Virginie était presque contente de cette nouvelle.


-Et toi ? Tu… tu as rencontré beaucoup de gens ? demanda timidement Céline.


Virginie sourit à cette question et comprit ce qui la tracassait.


-Oui… Et pas mal, pour être tout à fait honnête avec toi…
-Ah, fit Céline en baissant les yeux.
- … mais crois-moi, coucher avec quelqu’un ce n’est pas du tout pareil que de faire l’amour avec la femme dont on est amoureuse. Alors ne t’inquiète pas, ok ? dit Virginie en prenant les mains de Céline dans les siennes.
-Ok.


Voyant que la belle blonde était toujours un peu nerveuse, la brune tenta de détendre l’atmosphère.


-Euh… tu veux boire quelque chose ? demanda-t-elle en se levant.
-Oui… enfin non. J’aimerai que tu restes près de moi, tout simplement.


Virginie s’exécuta sans hésiter et se réinstalla aux cotés de Céline.
Cette fois, la blonde fut plus entreprenant et passa sa main dans les boucles brunes de son amie et lui posa un délicat baiser sur les lèvres.


-Tu m’as manqué, avoua Céline.
-Toi aussi.


Le deuxième baiser échangé fut plus profond, plus long, plus langoureux, bref beaucoup moins timide.


-Tu me fais visiter ta chambre ? demanda Céline en gardant son front contre celle de sa compagne.
-Tu veux dire mon lit ?


Céline commença par sourire puis finit par rire à gorge déployée.


-(rire) J’essayais de me comporter de manière élégante mais puisque tu le prends comme ça… Oui, je veux bien visiter ton lit. Enfin… je veux surtout faire l’amour avec toi, peu importe l’endroit.
-Bon, allez viens ! fit Virginie en l’attirant dans sa chambre.


Elles en avaient tellement envie qu’elles y couraient presque.


*****


Quelques temps plus tard…


-Sinon ça va ? J’ai pas été trop maladroite ? demanda la blonde en embrassant l’épaule dénudée de la brune.


Virginie sourit timidement, tout cela lui rappelait leur première fois… Après tout, c’était ça en quelque sorte.


-Céline, tu as été parfaite… Oh putain ! fit Virginie en se redressant.
-Quoi ? Qu’est-ce qu’il y’a ?
-Ben j’ai oublié, j’ai mon rôti dans le four !


D’abord surprise, Céline finit par éclater de rire.


-(rire) Alors celle-là… Tu ne me l’avais jamais faite !
-Eh ! Te moque pas ! C’est sérieux ! fit Virginie en se courant vers la cuisine.

Cette fois était la bonne, elles s’étaient retrouvées pour de bon.




FIN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://imagine-invention.forumdefans.com
 

Une personne de trop (terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imagine Invention Le forum de fanfictions :: Céline et Virginie -